Christophe Tétard, ingénieur, inventeur de génie autodidacte et sérial entrepreneur ?
Des bobines Tesla au moteur InfiniX, les paris d’un inventeur indépendant.
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L’auteur : Je suis David Giquello, auteur de plusieurs livres sur les sources d’énergie alternative, inventeur et webmestre de tesla3.com qui abrite 200 pages internet sur des inventeurs du monde entier. Depuis vingt-cinq ans, je m’intéresse aux travaux de Nikola Tesla et de ceux qui ont exploré des voies proches, comme John Bedini, Edwin Gray ou Don Smith. Je lis leurs brevets, je traduis leurs textes et je mène mes propres expériences. C’est ce travail que je partage sur Tesla3 et dans mes livres.
Quand je découvre une machine, j’ai envie de remonter à l’idée qui l’a fait naître, puis de comprendre ce que son inventeur a construit et observé. C’est cette curiosité qui m’a donné envie de retracer le parcours de Christophe Tétard, de ses premières bobines Tesla au moteur InfiniX.

Le 03 novembre 2026 , je suis tombé sur une vidéo YouTube qui annonçait la mort de Christophe Tétard, sur sa chaîne Energie Libre & Bobines Tesla où il écrit, je cite : “Sur cette chaîne, je partage mes recherches et expérimentations sur l’énergie libre et les bobines Tesla, ainsi que les travaux fascinants d’autres chercheurs dans ce domaine. Mon objectif est de démystifier l’énergie libre, d’explorer les innovations technologiques et de présenter des démonstrations pratiques de mes expériences.
Je n’ai pas pu vérifier cette information concernant son décès, mais celà m’a donné envie de revenir sur le parcours d’un homme que j’avais découvert dans les vidéos de Nexus, un magazine que je prends au sérieux et qui lui a consacré plusieurs entretiens et démonstrations. [17] [18] [19]
C’était en fait une blague, de très mauvais goût selon moi, car sa nouvelle vidéo du 05 novembre explique que c’était pour faire réagir les gens !!
Franchement une nouvelle mauvaise note dans la symphonie qu’il nous joue depuis plus de 10 ans. Je ne suis pas psychologue, mais c’est quand même exagéré, non ?
https://youtu.be/CV4nZrxx-vY?si=2PUcC1N0q6UncVKK
Ah, c’est dommage de rire avec la mort des inventeurs controversés, mais c’est une bonne nouvelle qu’il soit encore avec nous !

Cela fait vingt-cinq ans que je m’intéresse à ces recherches. J’ai vu beaucoup d’inventeurs défendre une idée, et beaucoup moins la porter aussi loin devant des publics aussi différents. Ce qui m’a frappé chez Tétard, c’est qu’il construisait ses machines, les montrait, cherchait des partenaires et montait des structures pour poursuivre le travail. J’ai trouvé son parcours exceptionnel. J’ai voulu remonter le fil de ses inventions, regarder ce que chacune avait donné et comprendre ce qu’il cherchait à transmettre.
La nuit est déjà tombée. Sur une terrasse, entre les chaises de jardin et les tables métalliques, des arcs violets jaillissent d’une bobine et se ramifient dans l’air. La photographie accompagne un article publié par “Le Progrès” en février 2017. Christophe Tétard a montré une machine à éclairs dans le Jura l’année précédente. Deux amis de Poligny l’avaient invité à faire une démonstration. Désormais installé dans la région, il parle de créer une Maison de la haute tension.[1]
Deux ans et demi plus tard, les caméras de France 3 le retrouvent devant un dispositif destiné à transmettre de l’électricité entre le sol et une voiture. En 2026, devant Nexus, c’est un moteur expérimental qu’il présente. Entre ces trois scènes, il y a des associations à but non lucratif, deux sociétés, un financement annoncé et des machines dont les usages diffèrent profondément. [2] [17] [18]
Ce parcours raconte une ambition qui change de forme à mesure qu’elle rencontre le public, les industriels et les instruments de mesure. Tétard voulait rendre les idées d’inventeurs accessibles, puis voir ce qu’elles pouvaient devenir entre les mains de ceux qui les construisent.
Chapitre 01 — À Poligny, la haute tension sort de l’atelier
Dans le portrait que lui consacre “Le Progrès” en janvier 2019, Tétard raconte une fascination pour les expériences électriques qui remonte à l’enfance. Le journal évoque un passage par l’armée et le décrit, en septembre de la même année, comme un autodidacte dans le domaine de l’électricité. France 3 le présente alors comme ingénieur. Wavegyre, de son côté, le donne comme cofondateur et responsable de la recherche et de l’innovation. Les documents réunis ne précisent ni l’école ni le diplôme qui permettrait de vérifier la qualification employée à la télévision. [2] [3] [4] [8]
Arc-Ethic est la première association repérée dans cette histoire. Déclarée en mars 2014, elle prévoit dès sa création la fabrication et la vente de matériel électrique et électronique, la formation, la recherche et l’organisation d’événements. Wavegyre situera plus tard l’origine de ses propres recherches dans les travaux menés au sein d’Arc-Ethic, en citant l’influence de Tesla. Cette filiation est celle que revendique l’entreprise. La répartition des rôles au sein de l’association en 2014 reste à préciser. [5] [8]
À Poligny, c’est Eureka qui donne un cadre à la Maison de la haute tension. L’association, déclarée en septembre 2017, a Tétard pour président selon un compte rendu du conseil municipal. La ville lui prête gratuitement la cave théâtre. Au cours d’une séance de 2021, le maire se souvient d’une démonstration de trois jours où l’on pouvait notamment voir une cage de Faraday. Le projet avait aussi été inscrit au programme de la matinale régionale de France 3 pour le 27 mars 2018. [6] [7]
Une bobine Tesla de spectacle transforme un phénomène invisible en quelque chose que le public peut voir et entendre. Cette activité a sa propre trajectoire. Arc-Ethic relate des installations pour la promotion du film The Flash en 2023, à Cannes Lions la même année et à la tour Eiffel en 2024. Ces archives sont celles de l’association et documentent son activité événementielle. Elles donnent une idée du chemin parcouru depuis la démonstration jurassienne. [9]

Chapitre 02 — Vingt centimètres entre la route et la voiture
En septembre 2019, devant France 3, Tétard désigne les deux parties de son montage. L’une représente la route, l’autre le dessous d’une voiture. Il annonce entre elles vingt centimètres et seulement un à deux pour cent de pertes.

On comprend l’intérêt de l’image : pour faire le plein d’électricité, le conducteur n’aurait plus qu’à garer sa voiture au-dessus d’un émetteur. Le reportage présente un prototype en cours de développement et évoque deux ans pour le finaliser. [2]
Dans le même reportage, un détail fixe la scène : la journaliste présente l’atelier comme un lieu protégé, tandis que la caméra montre l’entrée du bâtiment. La mise en scène joue sur le secret. Le dispositif, lui, se laisse décrire avec des éléments simples : une distance, deux parties et un usage envisagé. C’est cette description que l’on peut reprendre aujourd’hui, avec les questions de mesure qu’elle soulève. [2]
Le changement est considérable. Dans une démonstration de haute tension, l’arc est précisément ce que le public est venu voir. Dans la recharge inductive, le résultat recherché est un transfert d’énergie par champ magnétique vers une seconde bobine, puis vers une batterie. La géométrie des bobines, leur alignement, la distance et les circuits qui règlent le transfert comptent. Des bobines plates sont compatibles avec cette approche, mais leur forme ne révèle pas les détails du montage ni l’originalité exacte du prototype. [10] [11]
Le principe avait déjà une histoire. En 2007, André Kurs et ses collègues publient dans Science un transfert de 60 watts sur plus de deux mètres avec environ 40 % de rendement, en utilisant des résonances magnétiques couplées.
En 2018, le laboratoire américain d’Oak Ridge annonce un essai destiné à la recharge automobile : 120 kilowatts, environ 15 centimètres d’écart et un rendement annoncé de 97 %.

Ces deux expériences ont des objectifs, des puissances et des conditions très différents. Elles situent Wavegyre dans une recherche internationale déjà active. [10]
Pour comprendre ce que le dispositif de Poligny aurait apporté, il faudrait connaître la puissance utile transférée, la manière dont les mesures ont été faites et la plage de désalignement testée. Un rendement mesuré entre les deux bobines décrit une autre portion de la chaîne qu’une mesure allant de l’alimentation jusqu’à la batterie. La différence est décisive quand on rapproche deux pourcentages. Le site de Wavegyre met en avant la possibilité de se positionner avec davantage de latitude au-dessus de l’émetteur. Un rapport d’essai permettrait de mesurer cet avantage et de le comparer à des systèmes contemporains. [8] [11]
Chapitre 03 — Le million annoncé et le destin de Wavegyre
Le 12 septembre 2019, “”Le Progrès” annonce que Wavegyre lève un million d’euros. Le lendemain, France 3 rapporte qu’une société a investi cette somme. Dans le reportage, Tétard évoque un grand industriel français qui suit ses travaux depuis plusieurs années. La journaliste parle également de discussions avec une entreprise de transport. Les acteurs ne sont pas nommés et les propos ne permettent pas d’établir s’il s’agit du même interlocuteur. [2] [4]
L’annonce précède la constitution de la SAS Wavegyre, datée du 26 novembre 2019. Son immatriculation intervient le 2 janvier 2020. L’annonce légale indique un capital de 100 000 euros, un siège à Poligny et Romuald Duvrac à la présidence. Sur la page de l’équipe, Duvrac et Tétard sont présentés comme cofondateurs. Le premier assure la direction générale et le design, le second la recherche et l’innovation. Jacques Guerra est chargé de rechercher des investisseurs. [8] [12]
Le capital social et le montant annoncé par les médias éclairent des aspects différents du dossier. Pour suivre le million, il faudrait une pièce qui précise le bénéficiaire, la nature de l’engagement et son exécution : souscription, prêt, convention de développement ou autre montage. Wavegyre affiche sur son site les noms d’organismes avec lesquels elle indique être en relation, dont Habert Dassault Finance et WiSEED. [8]
En juin 2022, le dossier des comptes de Wavegyre livre un autre instantané. Tétard et Duvrac sont les deux associés représentés à parts égales dans le procès-verbal. À l’ordre du jour figurent un transfert du siège à Conflans, la fin du bail de Poligny, une possible vente des titres de Duvrac et une éventuelle mise en sommeil. Ces points décrivent les sujets soumis à l’assemblée. [13]
Il y a là un intervalle qui mérite d’être exploré : de l’enthousiasme du reportage de 2019 aux questions posées en 2022, quels essais ont été menés, et avec qui ? Le sort industriel du système et l’origine des équipements montrés dans les vidéos ultérieures restent à établir. Aucun document du dossier ne permet d’attribuer ces équipements au financement annoncé.

Chapitre 04 — Promethelios, Milković et les années Faraday
En août 2020, un communiqué du centre de recherche de Veljko Milković (un inventeur que je suis avec grand intérêt pour des démonstrations fascinantes qu’il a réalisées avec ses oscillateurs mécaniques) annonce que l’inventeur serbe doit présenter son oscillateur mécanique à deux étages à un colloque organisé par Promethelios, à Poligny. Son dispositif associe le mouvement d’un pendule à celui d’un levier. Sa présence annoncée élargit le tableau : autour de Tétard se croisent alors des recherches sur les bobines, les dispositifs oscillants et l’autonomie énergétique. [14]
Le même communiqué attribue à Promethelios une ambition de diffusion gratuite et évoque la captation d’électricité dans l’environnement. Une autre annonce indique un report du colloque à l’automne. Pour l’histoire de Tétard, cette étape dit déjà quelque chose de son rôle de passeur. Il s’intéresse à la circulation des idées autant qu’à la mise au point de ses propres appareils. [14]
En 2021 apparaît Faraday Lab’s, une société unipersonnelle présidée par Tétard, avec un capital déclaré de 40 000 euros. L’objet couvre l’étude, la fabrication et la vente d’appareils liés à la production ou à la consommation d’énergie, ainsi que des kits.

En 2023, le programme du “Nantes Maker Campus” annonce Tétard et Jeremy Vincent sous la bannière Faraday Labs, avec une bobine Tesla musicale. À quelques années de distance, la haute tension retrouve sa place devant un public. [15]
Un autre nom circule à cette période, celui de « génératrice barotropique ». Un message de Michel Poulet en fait la promotion et évoque sa diffusion. Il fournit un nom, une piste et un vocabulaire de recherche, mais les documents accessibles ne permettent pas de reconstituer l’appareil ou de le relier précisément au futur InfiniX. [16]
Le registre indique que l’établissement de Faraday Lab’s à Poligny a fermé en décembre 2025. En 2026, le nom continue de figurer dans les publications sur InfiniX. [15] [18]
Chapitre 05 — InfiniX et l’idée d’un aimant qu’on « éteint »
Le 18 juillet 2026, Tétard présente InfiniX lors d’une conférence filmée. À l’écran, une nouvelle promesse remplace celle de la voiture sans câble. Il cherche cette fois à produire un mouvement en commandant l’interaction entre des aimants permanents, avec l’ambition de s’affranchir du couplage habituel entre couple et force contre-électromotrice. Dans les mois qui suivent, Nexus publie la conférence, un entretien, des réponses aux objections et un tutoriel du démonstrateur linéaire. [17] [18] [19] [20]

L’image la plus parlante est celle d’un aimant qu’on « éteint ». Dans le dispositif décrit, une bobine alimentée crée un champ qui s’oppose à celui d’un aimant permanent. En réglant ce champ, Tétard cherche à diminuer temporairement l’interaction dans la zone utile, puis à la rétablir au moment voulu. L’aimant conserve son aimantation dans le fonctionnement décrit. La commande électrique organise une succession de phases dont doit résulter le déplacement. Le démonstrateur linéaire rend ce geste visible. Dans la version radiale, il se répète au cours de la rotation. [20] [21]
La force contre-électromotrice, FCEM ou “back-EMF” en anglais, est une tension liée au mouvement du moteur. Dans un moteur à courant continu ordinaire, elle s’oppose à la tension d’alimentation. Elle participe à la description de la conversion électrique en puissance mécanique. Les pertes par échauffement, elles, ont d’autres termes dans le bilan, notamment la résistance du bobinage. Quand on coupe brusquement le courant d’une bobine, une autre tension peut apparaître : le courant cherchant à se maintenir et l’énergie du champ peut être dirigée vers un condensateur ou une batterie. [21] [23] [24]
Un oscilloscope peut montrer un pic de tension spectaculaire pendant un temps très cour. John BEDINI utilisait ce pic pour recharger une batterie et en transformer la chimie pour qu’elle pompe de l’énergie “libre”.
Pour savoir ce que cet événement représente en énergie, il faut connaître aussi le courant au même instant et tenir compte de la durée. Pour le travail utile, il faut encore mesurer le couple et la vitesse, ou la force et le déplacement dans le cas du démonstrateur linéaire. C’est ce qui permet de passer de l’image convaincante d’un prototype en mouvement à un résultat qu’un autre atelier peut vérifier. [21] [23]
Le mémoire d’InfiniX présente des résultats obtenus dans certaines conditions de mesure. Il envisage aussi qu’un couplage résiduel ait échappé à la résolution des instruments. Les auteurs demandent une réplication par un tiers et situent le bilan énergétique complet du moteur en fonctionnement continu au-delà du périmètre du document.
Ces précisions permettent de formuler la suite du travail : relever ce que le moteur consomme, ce qu’il rend au circuit et ce qu’il fournit à son arbre, pendant le même essai sous charge.
Ce serait à partir de ces mesures qu’on pourrait comparer l’architecture de Tétard à une machine ordinaire travaillant dans des conditions équivalentes. [19] [21]

Oui, il existe des mentions officielles et semi-officielles concernant le dépôt FR2609488 lié à InfiniX. Voici la synthèse des informations disponibles à ce jour (novembre 2026).
Le brevet de Christophe en 2026
J’ai recherché ce numéro FR2609488, et la réponse sur le site de l’INPI est :
“Aucun résultat n’a été trouvé pour votre recherche. Vous pouvez essayer de la reformuler”
D’après les informations de la publication scientifique open-source d’InfiniX (document diffusé via Projet Atlas et accessible sur des plateformes comme Scribd).
FARADAY LABS : https://projet-atlas.fr/assets/media/infinix-publication-scientifique-v6.pdf

- Date de dépôt : 9 juillet 2026
- Office : Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) – France
- Déposant / contexte : Christophe Tétard (Faraday Labs / association ATLAS – Projet Atlas)
Selon les déclarations de Christophe Tétard et de Projet Atlas :
- Le brevet ne porte pas sur le principe physique lui-même (l’annulation de champ magnétique par superposition ou le contournement de la force contre-électromotrice), car un principe de physique pure n’est en principe pas brevetable.
- Il porte sur les applications concrètes du système (architectures de moteur, configurations d’électro-aimants à noyau néodyme, modes de commutation, dispositifs pédagogiques ou industriels dérivés).
- L’objectif affiché est de protéger les applications contre une appropriation précoce par un grand groupe, tout en permettant la publication ouverte du protocole expérimental pour vérification et reproduction par la communauté.
Un dépôt public horodaté a également été réalisé en parallèle pour consolider la date de priorité.

Statut actuel et accessibilité
À ce stade, aucun texte complet des revendications ni rapport de recherche INPI n’est encore publiquement accessible de manière détaillée sur les bases ouvertes (data.inpi.fr ou Espacenet).
En droit français, les demandes de brevet sont en principe publiées 18 mois après le dépôt (sauf demande d’accélération ou publication anticipée). Un dépôt du 9 juillet 2026 ne serait donc normalement publié qu’autour de janvier 2028.
Les seules informations « officielles » actuellement disponibles sont celles communiquées par l’inventeur et l’association Projet Atlas / Faraday Labs.
En résumé : le numéro FR2609488 et la date du 9 juillet 2026 sont confirmés par les documents publiés par l’inventeur et son association. Il s’agit d’un dépôt de demande de brevet français portant sur les applications du système InfiniX, et non sur le principe physique fondamental. Le contenu détaillé des revendications n’est pas encore accessible au public via les bases officielles de l’INPI.
Chapitre 06 — Tesla, Bedini, Lindemann, Teal et Newman, inventeurs précurseurs de ces technologies
J’ai réuni et étudié depuis 2005 de nombreux éléments fournis par ces inventeurs et les ingénieurs qui essayent de reproduire leurs idées, et j’en ai déjà produit plusieurs livres accessibles sur Amazon ou sur mon site www.tesla3.com. Il y a donc énormément à faire avec toutes ces inventions, ces brevets, ces livres en anglais et ces milliers de vidéos où ces personnages célèbres expliquent leurs créations. Malheureusement les employés des gouvernements, qu’ils soient professeurs, chercheurs ou ingénieurs, balayent tous ces domaines de leurs champs d’étude, et il faut donc compter sur des vulgarisateurs et entrepreneurs comme Christophe Tétard semblait être.
Voici des éléments qui pourraient nous mettre sur la piste des inventions de Christophe, et sur les mécanismes électromagnétiques qu’il utilisait.
Les pistes rassemblées dans ce dossier prennent tout leur sens si l’on compare les montages et les questions posées. Tous tournent autour de machines à impulsions, d’effets inductifs ou de commutation. Chacun donne au problème un contour différent. Les brevets, les démonstrations filmées et les essais instrumentés ont également des rôles différents dans la comparaison. [24] [25] [26] [29]
John Bedini (1949-2016) a déposé deux brevets américains qui emploient explicitement l’expression “back EMF”. Le brevet US 6 392 370 décrit un moteur-générateur et une stratégie de commutation pour capter et réutiliser de l’énergie. Le brevet US 6 545 444 décrit un moteur à impulsions avec un circuit permettant de charger une batterie. Le rapprochement avec InfiniX concerne notamment le pilotage des bobines. La récupération à la coupure chez Bedini et l’annulation de champ recherchée par Tétard posent des questions distinctes, qu’un même terme peut masquer. [21] [24]

Son moteur le plus connu est le Bedini SSG (Simplified Schoolgirl), un moteur à impulsions (pulse motor) avec bobines bifilaires. Le circuit capture le spike de tension généré lors de l’interruption du courant dans la bobine (back-EMF / inductive collapse) pour recharger une batterie, tout en produisant un couple mécanique. L’approche n’est pas une pure « annulation » du back-EMF dans le sens classique, mais une récupération et un recyclage de cette énergie qui serait normalement dissipée en chaleur. Bedini insistait sur le timing précis et « l’énergie radiante » associée à ces impulsions.
Peter Lindemann, dans “Electric Motor Secrets”, raconte ses essais de moteurs à attraction et rapproche certains de ses montages du Magnipulsion de Bob Teal. Il met en avant la géométrie du moteur, les impulsions et la récupération. Son récit et ses vidéos éclairent la manière dont ces idées circulaient dans le milieu des expérimentateurs. Ils fournissent des pistes pour comparer les prototypes, sans renseigner à eux seuls sur les performances d’InfiniX ni sur une influence directe de Teal sur Tétard. [25]
Joseph Newman a développé dans les années 1970-1980 sa Newman Energy Machine (ou Newman Motor), un moteur à courant continu à aimant permanent rotatif et bobine fixe à très grand nombre de spires. Il affirmait que le dispositif produisait plus de puissance mécanique que l’énergie électrique fournie, en s’appuyant sur une théorie non conventionnelle du magnétisme (particules gyroscopiques, conversion de masse du cuivre selon E=mc²). Dans ses descriptions, la commutation mécanique joue un rôle clé : en ouvrant le circuit au moment opportun, on éviterait que le back-EMF (ou les courants de retour) ne s’oppose pleinement à l’entrée, permettant des impulsions de couple élevées. Newman parlait explicitement de la contre-force électromotrice générée par l’augmentation du nombre de spires et de la façon de la gérer via le commutateur.
En 1986, le National Bureau of Standards a soumis l’appareil qui lui avait été confié à une série de mesures et n’a pas constaté d’excédent sur cet exemplaire. Ce rapport est particulièrement intéressant pour un lecteur qui veut comprendre comment examiner des impulsions, mesurer l’énergie et définir les limites d’un essai. [26]

Cette comparaison éclaire la culture technique dans laquelle s’inscrit l’enquête. Elle aide aussi à formuler des questions concrètes pour chacun des montages. Où se fait la commutation ? Où va le courant à la coupure ? Quels instruments mesurent simultanément le travail de la machine et son alimentation ? Pour attribuer une influence personnelle à Tétard, il faut enfin retrouver ses propres références dans les entretiens ou dans ses écrits. [18] [19] [21]
D’autres noms apparaissent parfois dans le même écosystème (Bob Teal pour les moteurs à attraction pure, Roger Andrews pour des jouets régénératifs des années 1970, ou encore certains travaux de Tom Bearden sur le « regauging »), mais Newman, Bedini et Lindemann sont les plus régulièrement cités pour ces thématiques précises.
Edwin Gray : Moteur à « électricité froide » (années 1970-1980). Utilisait des impulsions haute tension et des circuits de récupération d’énergie de collapsus. Lindemann a étudié ses travaux dès 1973.
Bruce DePalma : Principalement connu pour la N-machine (générateur homopolaire), mais a également exploré des configurations de moteurs/générateurs à faible traînée électromagnétique en collaboration avec certains chercheurs du même réseau.
Howard Johnson : Moteurs magnétiques permanents (brevets sur des configurations d’aimants permanents produisant un couple unidirectionnel). Moins centré sur le back-EMF électrique que sur la réduction des forces de freinage magnétiques.
Ces inventeurs et chercheurs forment un réseau d’influences croisées (surtout dans les conférences Energy Science Forum, Borderland Sciences et les publications d’A&P Electronic Media). Leurs approches varient : certains cherchent à éliminer le back-EMF par une topologie différente (Teal, moteurs à attraction), d’autres à le récupérer et le recycler (Bedini, Andrews), d’autres encore à le repenser théoriquement (Bearden, Newman).

Si je devais reprendre l’enquête avec les personnes qui ont travaillé à ses côtés, je partirais de deux objets : le prototype montré à France 3 et le démonstrateur monté dans le tutoriel de Nexus. Quelles versions ont précédé ceux que l’on voit à l’écran ? Quelles mesures ont conduit à modifier leur conception ? Les cahiers, les photos datées et les fichiers de mesure donneraient à cette histoire une profondeur que les annonces, même filmées, ne peuvent lui donner.
En 2019, l’idée de stationner sur une plaque pour recharger une voiture pouvait se raconter en quelques secondes. Le passage à un produit exigeait une autre série de réponses : quelle puissance réelle, pour quels véhicules, avec quelle tolérance de placement, et avec quel partenaire capable d’équiper des sites ? Les annonces de financement et de brevets donnent des dates et des interlocuteurs à rechercher. Le dossier public permet de suivre la constitution de Wavegyre et les discussions de ses associés. Il reste fragmentaire sur les essais et leurs suites industrielles. [2] [8] [12] [13]
Sept ans plus tard, Atlas propose une autre façon de prolonger le travail. L’association est déclarée le 30 septembre 2026, et son avis de création paraît le 13 octobre. Recherche, formation, incubation et gestion de la propriété intellectuelle figurent dans son objet. Le site présente Tétard comme président. Il affiche des démonstrateurs à la vente, des documents publics et des fichiers de fabrication réservés aux membres.
Pour InfiniX, le mémoire cite la référence de dépôt FR2609488 du 9 juillet 2026, dont le statut n’a pas pu être vérifié dans une notice officielle indépendante. [21] [22] [27]
Ce changement de cadre éclaire la dernière séquence du portrait. À Poligny, la commune mettait un lieu à disposition pour montrer des expériences. Avec Wavegyre, des associés cherchaient un débouché dans le transport. Avec Atlas, l’accès aux documents, les cotisations et l’invitation à construire un démonstrateur font partie du projet lui-même. Ces démarches se recouvrent parfois. Elles traduisent des manières différentes de réunir du matériel, des compétences et des personnes autour d’une invention. [6] [8] [22] [27]
Dans le tutoriel de septembre, le lecteur peut suivre le montage d’un appareil linéaire pièce par pièce. On est loin, par l’échelle, de la bobine qui illuminait la terrasse jurassienne. On retrouve pourtant le même geste : poser une machine devant des gens, montrer comment elle est faite et leur donner envie d’y regarder de plus près. La suite appartient aux expérimentateurs qui pourront refaire les mesures, et aux témoins qui pourront dire ce qu’il est advenu des premiers prototypes. [1] [20] [21]
Les vidéos Nexus pour suivre InfiniX
- 21 JUILLET 2026 : La conférence Film de la présentation du 18 juillet. InfiniX, son principe et la diffusion de la documentation.
- 28 JUILLET 2026 : L’entretien Le récit du projet, les démonstrations et les raisons que Tétard donne pour publier ses travaux.
- 1ER SEPTEMBRE 2026 : Les questions et les objections Mesures, interprétations, brevet et appel aux vérifications extérieures.
- 1ER SEPTEMBRE 2026 : Le montage du démonstrateur Tutoriel consacré à la version linéaire pédagogique et à l’assemblage de ses pièces.
Sources et documents
01. Le Progrès, 8 février 2017 La Maison de la haute tension à Poligny
02. France 3 Bourgogne-Franche-Comté, 13 septembre 2019 Reportage sur Wavegyre · Transcription et notes fournies
03. Le Progrès, 26 janvier 2019 Portrait de Christophe Tétard à Poligny
04. Le Progrès, 12 septembre 2019 Le million d’euros annoncé pour Wavegyre
05. Arc-Ethic, RNA W922007793 Notice associative · Capture fournie
06. Ville de Poligny, 26 février 2021 Conseil municipal, point 8, pages imprimées 11 à 14
07. France Télévisions, 22 mars 2018 Programme de la matinale de France 3
08. Wavegyre, site de la société Présentation · Équipe · Contacts et organismes affichés
09. Arc-Ethic, archives des prestations The Flash · Cannes Lions · Tour Eiffel
10. Transfert d’énergie sans fil, travaux de référence Kurs et al., Science, 2007 · Oak Ridge, démonstration de 120 kW, 2018
11. Recharge inductive et désalignement, Electronics, 2019 Étude expérimentale sur la fréquence de fonctionnement
12. Wavegyre, SIREN 880 242 904 Fiche et actes publics
13. Wavegyre, dépôt des comptes 2021 Composition du capital, p. 22 du PDF et procès-verbal 2022, p. 33 à 38
14. Promethelios et Veljko Milković, 2020 Annonce du centre VEMIRC · Annonce de report
15. Faraday Lab’s, SIREN 900 051 137 Fiche et actes publics · Programme Nantes Maker Campus, 2023
16. Michel Poulet, publication de présentation Piste sur la génératrice dite barotropique
17. Nexus, 21 juillet 2026 Conférence de présentation
18. Nexus, 28 juillet 2026 Entretien avec Christophe Tétard
19. Nexus, 1er septembre 2026 Questions et commentaires sur InfiniX
20. Nexus, 1er septembre 2026 Tutoriel du démonstrateur linéaire
22. Projet Atlas, bibliothèque Alexandrie Présentation des versions linéaire et radiale
23. Michigan Technological University, cours EET 2233 Machines à courant continu, chapitre 11
24. John C. Bedini, brevets américains US 6 392 370 B1 · US 6 545 444 B2
25. Peter Lindemann, Electric Motor Secrets Présentation de ses travaux et du Magnipulsion de Bob Teal
26. National Bureau of Standards, juin 1986 Rapport d’essais de l’appareil de Joseph Newman, NBSIR 86-3405
27. Atlas, RNA W232006771 Avis JOAFE n° 457, 13 octobre 2026 · Présentation de l’association
28. Capture fournie, Le Progrès, février 2017 Illustration de l’ouverture
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