Peter Lindemann et John Bedini

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Dans le film, le pendule oscille et les batteries semblent se charger. Sur Energetic Forum, Peter Lindemann raconte ce qui s’est passé ensuite. Il dit avoir construit trois de ces machines avec John Bedini et en avoir testé certaines pendant des semaines. Les batteries réceptrices ont fini par se dégrader. Ce retour d’atelier, publié en octobre 2007, change la lecture des images.

Dans ce dossier

Trois pendules et des batteries qui vieillissent mal

Lindemann attribue les circuits à Bedini et dit avoir participé à la fabrication des châssis, des pendules et des bobines. Il se souvient de plusieurs essais durant lesquels la batterie d’alimentation semblait tenir quatre jours et les batteries réceptrices monter rapidement en tension. Dans le message 19, il raconte ce qui a suivi. Les batteries de charge ont cessé de rendre le service attendu, au point qu’il juge ce montage défaillant comme chargeur.

Un lecteur lui demande pourquoi ces machines figurent dans le deuxième volet d’Energy from the Vacuum. Lindemann répond que plusieurs séquences ont été tournées avant la fin des recherches, à une époque où l’équipe fondait encore de grands espoirs sur les pendules. Pour relire cette démonstration, le détail qui compte est le temps écoulé entre l’image d’une charge qui monte et le moment où la batterie doit restituer cette charge.

À lire dans les archives. Bedini Pendulum, messages 19, 24 et 25

Ce que les trois messages d’octobre 2007 ajoutent au film

  • Message 19, le témoignage d’atelier. Lindemann distingue les pendules électriques d’un montage antérieur consacré à une porte magnétique. Les circuits des pendules électriques appartenaient à Bedini et n’avaient pas été publiés. Lindemann décrit deux destinations pour les impulsions, la batterie qui fait fonctionner l’appareil et la batterie réceptrice. Il indique aussi que l’effet lui semblait le plus marqué sur la plus petite des trois machines et que les résultats changeaient avec la charge raccordée.
  • Message 24, la question posée par Elias. Lindemann explique que l’équipe cherchait délibérément à charger une batterie avec ce qu’elle appelait « énergie radiante pure ». À ses yeux, la dégradation a montré que cette tentative de charge ne fonctionnait pas sur la durée. Il reconnaît ne pas savoir quantifier la part dite radiante. Il décrit ensuite le rôle de l’aimant du SG. Son passage induit un signal dans l’enroulement de commande, qui déclenche le transistor. Le montage peut ainsi s’entretenir en rotation tout en générant les impulsions destinées à la sortie.
  • Message 25, le recul après le tournage. Shamus demande pourquoi une machine finalement jugée décevante est présentée dans le film. Lindemann répond que la caméra a enregistré des essais encore en cours et que l’équipe a tenté plus tard de récupérer les batteries dégradées avec un appareil de reconditionnement piloté par ordinateur.

L’évolution de la tension compte parmi les premiers signes que l’on peut observer. L’histoire des pendules montre pourquoi Lindemann finit par juger l’essai sur la tenue des batteries. Pour comparer une charge impulsionnelle et une charge ordinaire, les informations utiles seraient la durée de la charge, le temps de repos et l’énergie réellement restituée lors d’une décharge de référence répétée au fil des cycles.

Dans les archives. Bedini Pendulum, message 19 · Message 24, la commande et les batteries · Message 25, la chronologie du tournage

Chargeurs Bedini SG, une diode et un enroulement à la fois

Dans Bedini Solid State Oscillators, un membre rapporte qu’il obtient une meilleure récupération avec des diodes séparées. Selon Lindemann, relier les enroulements avant la diode peut laisser une partie du courant de décharge passer d’un enroulement à l’autre. En isolant chaque branche, il cherche à diriger ces impulsions vers la sortie. Il propose une façon simple d’examiner le résultat. Ajouter les enroulements un à un, relever le gain à chaque étape et regarder quand celui-ci cesse d’augmenter.

Dans un autre fil, il publie deux photos d’une machine construite avec Bedini en 2004 pour aider un lecteur à comparer son câblage. Il attire l’attention sur la longueur des conducteurs et sur la bobine qui commande le déclenchement. Une lettre de Lindemann conservée dans les archives de Tesla3 décrit une autre série d’essais, où il compare le même appareil selon que le montage privilégie l’action de moteur, de générateur ou de transformateur. Dans ces deux documents, l’intérêt est de pouvoir relier une observation à une configuration donnée.

À lire dans les archives. Bedini Solid State Oscillators, message 4 · Need Help on 3 Coil Bedini, message 10 · Suite des échanges, message 17 · Lettre à KeelyNet conservée sur Tesla3

Le montage à six bobines photographié en 2004

Les deux photographies publiées en juin 2009 permettent de passer du schéma général à une machine construite. Lindemann indique que le modèle de 2004 était prévu pour 24 V et 6 A. Les six bobines de puissance utilisaient chacune quatre brins actifs, commandés par 24 transistors au total. Un seul enroulement de déclenchement fournissait le signal commun. Le défi était de répartir cette commande entre les branches pour qu’un groupe n’accapare pas le signal aux dépens des autres.

Dans les messages 14, 17 et 23, il revient sur les liaisons courtes, les condensateurs montés près de l’entrée et l’équilibrage de la commande par les résistances. Il décrit une mise au point progressive. L’équipe réglait un groupe de transistors, observait le courant, puis appliquait le même principe aux autres groupes. Son explication sur les conducteurs est liée à la rapidité des fronts de commutation. Même un fil qui paraît négligeable sur le schéma change le comportement d’un circuit parcouru par des impulsions.

Le message 27 corrige un autre point que les photographies laissent deviner. La machine à dix bobines possédait, selon Lindemann, quarante brins de puissance et un brin de déclenchement. Il se souvient avoir déroulé le fil de l’atelier jusqu’au parking avant de torsader les brins par faisceaux. Le chiffre de 41 se rapporte à la machine à dix bobines, tandis que les 24 transistors du message 10 concernent le modèle à six bobines. Ce sont deux jalons distincts de l’atelier Bedini.

Dans les archives. Oscillateurs Bedini, message 4 · Six bobines, message 10 et photos · Message 14, câblage · Message 17, commande commune · Dix bobines, message 27

La lettre à KeelyNet et ses trois comparaisons

Dans la lettre anglaise conservée sur Tesla3, Lindemann compare trois façons de faire travailler un montage comportant des aimants et une bobine. Dans la première, la machine se comporte surtout comme un générateur. D’après lui, elle ralentit lorsqu’elle débite, le condensateur se charge mal et la batterie d’alimentation débite davantage. Dans la deuxième, le comportement ressemble davantage à celui d’un transformateur. Il rapporte alors une tension de charge qui suit le rapport des enroulements. Dans la troisième, il cherche à réduire ces deux interactions et dit avoir observé davantage de couple et de vitesse ainsi qu’une tension plus élevée sur le condensateur.

Il indique avoir atteint, sur ce condensateur, une tension jusqu’à trente fois supérieure à celle de l’alimentation dans une configuration où les enroulements avaient un rapport de un à un. La tension d’une impulsion ou d’un petit condensateur peut être élevée alors que l’énergie correspondante reste faible. Pour comparer les trois configurations, il faut donc rattacher ce chiffre à la capacité du condensateur, à la cadence et au travail fourni à l’arbre.

La même lettre avance un résultat beaucoup plus ambitieux pour un prototype de chargeur. Lindemann rapporte un appel d’environ un watt à l’entrée et dit avoir fait fonctionner ensuite une lampe de 100 W pendant 40 minutes via un onduleur et la batterie réceptrice. Il indique que Bedini et lui s’interrogeaient eux-mêmes sur l’ampleur du chiffre. La lettre donne le récit de l’essai. Elle laisse à documenter la capacité utile avant et après charge, les pertes de l’onduleur et la répétabilité entre batteries.

Dans les archives. John Bedini Monopole Motors/Generators, lettre à KeelyNet et archives de l’atelier

Tesla Switch, ce que Lindemann dit avoir vu entre 2007 et 2009

En octobre 2007, Lindemann numérise un rapport d’Eike Mueller et transmet les corrections de composants que lui donne Bedini. Dans ces premiers échanges, il indique qu’il n’a pas encore vu le montage fonctionner. Selon le récit de Bedini rapporté dans le fil, Ron Brandt lui avait montré le circuit. Les messages permettent ainsi de suivre la transmission d’un schéma autant que les tentatives pour le faire fonctionner.

Le 24 novembre 2009, Lindemann écrit que la veille il a vu deux montages tourner sur l’établi de Bedini. L’un était un commutateur à quatre batteries. L’autre, le Scalar Charger, utilisait une batterie et deux condensateurs et alimentait une lampe. Il dit avoir lu le même jour une lettre de Ronald Brandt, datée de 1984, dans laquelle Brandt reconnaissait ne pas connaître le mécanisme. La durée de l’observation et l’énergie restituée par chacune des batteries restent les informations à chercher pour aller au-delà du témoignage.

À lire dans les archives. Use for the Tesla Switch, messages 5 et 7 · Use for the Tesla Switch, message 16 · Use for the Tesla Switch, message 591

Le rapport Mueller et les corrections de Bedini, message par message

  • Août 2007, messages 2 et 5. Lindemann rattache un premier schéma de 1983 à Ron Brandt et décrit des contacteurs mécaniques. Il rapporte que Bedini lui a dit avoir reçu le circuit de Brandt et avoir remplacé les contacts par une commutation à transistors. L’origine du nom Tesla Switch reste incertaine dans cet échange.
  • Août 2007, messages 7 et 14. Lindemann fait circuler la numérisation d’une ancienne copie du rapport Mueller. Il transmet les corrections données par Bedini pour la petite version dite « boîte à cigares ». Elle utilisait des batteries nickel-cadmium, des transistors 2N5885 selon Bedini, et une commande SG3524. Bedini insistait sur l’alternance à parts égales des deux états et décrivait une cadence d’au plus vingt cycles par seconde.
  • Octobre 2007, messages 16 et 18. À Mario, qui peine à reproduire l’effet, Lindemann répond qu’il n’a encore vu aucun exemplaire fonctionner. Il se souvient que Bedini passait de longues heures à observer les formes d’onde des pendules. Il renvoie à la figure T‑1 du rapport pour le commutateur, tout en présentant ses rapprochements avec le pendule comme des pistes.
  • Novembre 2009, message 591. Le témoignage change de nature. Lindemann dit avoir vu lui-même les deux appareils en marche le 23 novembre. Le commutateur à quatre batteries et le chargeur à une batterie avec deux condensateurs sont décrits comme deux montages distincts. Il rapporte aussi le contenu de la lettre de Brandt qu’il dit avoir lue chez Bedini.

Dans les archives. Tesla Switch, message 2 · Message 7, scan et corrections · Message 16, ce qu’il avait vu en 2007 · Message 18, figure T‑1 · Message 591, le témoignage de 2009

Le générateur Kromrey et le choix de la charge

En août 2016, Lindemann distingue une machine construite selon le brevet de Kromrey des variantes qui ont suivi. Il renvoie aux essais qu’il a décrits avec plusieurs charges, de la sortie ouverte à une série de résistances et à un ensemble de LED. Le freinage, dit-il, varie selon la charge. Quand un générateur semble moins ralentir, la question est donc de savoir quelle puissance électrique il fournit à ce moment-là et quel effort mécanique il demande pour continuer à tourner.

À lire dans les archives. Kromrey Disclosure, message 23

Kromrey, les bobines tournantes et les variantes de Bedini

Mario pose une question précise. Quand deux bobines sont raccordées en opposition, leurs tensions devraient en partie s’annuler. Lindemann lui demande de distinguer ce qu’il a construit du modèle décrit par Kromrey. Dans la version du brevet dont ils discutent, les bobines tournent. Mario expérimente avec des aimants tournants et des bobines fixes, une famille de variantes qui évite les bagues et les balais de sortie. Au message 26, Lindemann rattache cette simplification aux recherches de Bedini et de Ron Cole. Il propose aussi une interprétation du rôle de la rotation, qui lui appartient.

Au message 23, Lindemann cite les conditions comparées dans son manuel. Sortie ouverte, court-circuit, ensemble de quarante LED et résistances de 100, 300 et 1 000 ohms. Il rapporte un faible freinage dans certaines de ces conditions seulement. Plus tôt, il avait présenté sa machine de 2016 comme un banc d’essai et détaillé trois questions encore ouvertes, la durée de fonctionnement avec trois batteries, leur permutation automatique et la capacité d’un générateur multibobine à charger un second ensemble de batteries.

Dans les archives. Kromrey Disclosure, message 4, le banc d’essai · Message 23, comparaison des charges · Message 24, bobines tournantes · Message 26, la variante de Bedini et Cole

Pour approfondir les travaux de Bedini

Sur Tesla3, le dossier John Bedini rassemble des traductions, des brevets et des schémas qui permettent de replacer ces échanges dans l’histoire de ses machines.

Lire le dossier John Bedini sur Tesla3

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